mercredi 13 décembre 2017

Comment sauver Jérusalem et apporter la paix au Moyen-Orient


Moyen-Orient Eye
Jamal, Nous donne là une leçon de justice, de démocratie et d'intelligence très, très loin des diatribes que les sionistes (juifs ou non) (politiques, avocaillons, journalistes ou pseudo intellectuels) distribuent à l'intention des imbéciles.

Les Palestiniens n'ont pas besoin d'un autre accord de paix, ils ont besoin de justice, de liberté et d'égalité.

La plupart des commentateurs s'attendaient à ce que l'annonce par le président Trump de la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d'Israël augmente la tension, alimente la violence et provoque une autre guerre régionale, ce qui aurait aidé le gouvernement américain à changer l'équilibre du pouvoir au Moyen-Orient. Dans lequel vous perdez du terrain progressivement.

Trump a prononcé son discours sur Jérusalem un jour seulement avant que la Russie n'annonce qu'elle avait achevé avec succès sa mission de destruction de l'État islamique (IS) parrainé par les Saoudiens en Syrie, une sorte de déclaration de victoire sur les intérêts saoudiens et américains. Marque probablement la fin de la guerre en Syrie.

Déstabiliser la zone
En fait, les événements récents en Syrie ont rendu encore plus évidente l'alliance entre les Etats-Unis, Israël et l'Arabie Saoudite, qui ont entrepris ces derniers mois une série d'initiatives qui semblent destinées à amener la région au bord d'une autre guerre.

De l'actuel siège saoudien au Qatar à la guerre en cours au Yémen, toutes ces mesures ont tenté sans succès de déstabiliser le statu quo actuel de la région. La déclaration de Trump sur Jérusalem est sur cette même ligne.

Jérusalem est une pierre angulaire de l'identité et de la fierté bien au-delà de la Palestine. C'est un symbole de la résistance arabe. Les Palestiniens ont déjà protesté avec un nombre croissant de personnes blessées en raison de la répression israélienne, dans le monde arabe a manifesté dans les rues et le week-end ont organisé des concentrations contre les consulats américains dans le monde.

Cependant, les conseillers de Trump ont eu tort s'ils pensaient que reconnaître Jérusalem comme la capitale d'Israël allait provoquer ses opposants, en particulier l'Iran et ses alliés, assez pour déclencher la guerre dans la région.

En outre, la décision prise par Trump en rapport à Jérusalem a affaibli l'axe États-Unis-Israël-Arabie saoudite, forçant les dirigeants saoudiens à reculer, au moins temporairement, dans leur normalisation de plus en plus ouverte des relations avec Israël.

Trump n'a peut-être pas été capable de provoquer une autre guerre, mais il pourrait sûrement provoquer des approches alternatives pour résoudre le conflit.

Vieille- Ville de Jerusalén


Approches alternatives
La question fondamentale derrière la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d'Israël est la reconnaissance arbitraire de la souveraineté israélienne sur la ville.

Jérusalem a un statut spécial  en vertu du droit international. La communauté internationale ne reconnaît pas la souveraineté israélienne sur aucune partie de Jérusalem et, par conséquent, ne reconnaît pas cette ville comme la capitale d'Israël. En outre, depuis 1967, Israël a occupé, annexé et illégalement colonisé Jérusalem-Est.

La déclaration de Trump a donné à Israël le feu vert pour continuer son occupation, l'apartheid et le nettoyage ethnique basé sur l'acquisition illégale de territoire par la force. Particulièrement à Jérusalem, les Palestiniens se préparent à plus de démolitions de maisons, plus de répression, plus de colonies et plus d'expulsions.

L'expansion des colonies du bloc E1 et le déplacement des communautés bédouines à l'est de Jérusalem vont s'accélérer.

Avec cette mesure, Trump a également affirmé le droit des États-Unis de piétiner le droit et le consensus international, et redéfinir la souveraineté territoriale dans le monde entier à sa guise.

Le silence de la communauté internationale légitimerait ce mépris du droit international. Stopper ce mépris devrait être une responsabilité mondiale envers l'humanité.

Retour à la solution d'un Etat
La tentative du gouvernement américain de rendre unilatéralement la capitale de Jérusalem à Israël est conforme à la déclaration de Trump de début d'année, selon laquelle il a mis fin à l'engagement des États-Unis à une solution à deux États. Sans Jérusalem, un Etat palestinien est impensable.

Israël a fermé depuis longtemps toute possibilité d'une solution à deux États. Le mur d'apartheid de huit mètres de haut qui nous sépare de nos terres agricoles et qui isole nos communautés, l'augmentation quotidienne des colonies et le siège brutal auquel est soumise la bande de Gaza ont rendu cette solution impossible.

Aujourd'hui plus que jamais, la communauté internationale doit accepter ce qu'elle a déjà dénoncé comme « une réalité d'Etat », la résolution de 2016 du Conseil de sécurité de l'ONU qui condamne la politique d'implantation de colonies d'Israël.

Israël a étendu un régime d'apartheid cruel à toute la Palestine historique et ce qu'il faut faire, c'est mettre fin à cette réalité illégale et qui viole les droits de l'homme.

Si ce que la communauté internationale veut, c'est une solution d'un État, je suis sûr que nous, les Palestiniens, sommes disposés à accepter cette option. Dès le début, notre proposition de justice a été l'autodétermination dans une terre avec des droits égaux pour tous les citoyens sans distinction de religion.

Cette solution respecte notre droit à l'autodétermination et aux droits de l'homme pour tous, y compris le droit au retour de nos réfugiés. Naturellement, vous devez prévoir une réparation pour les pertes et dommages subis.

Ce que les Palestiniens ne vont pas accepter est ce que le chef de la politique étrangère de l'Union européenne Federica Mogherini à défini correctement comme « une réalité d'un Etat sans égalité des droits et d'occupation et de conflits perpétuels. »


Carte: Colonies juives en Cisjordanie. Légende:
  • en bleu clair, zones de Cisjordanie contrôlées par Israël;
  • en bleu foncé, colonies juives illégales selon le droit international;
  • en jaune, zones sous contrôle total ou partiel des Palestiniens;
  • en rouge, avant-postes israéliens.
  • Ligne verte, frontière de 1949, [l'appel] Ligne Verte;
  • ligne noire: limites de la ville de Jérusalem;
  • bande rouge, mur de Cisjordanie: continu, déjà construit et discontinu en construction.

Un processus visant à la justice
Une autre nouveauté implicite dans la déclaration de Trump à propos de Jérusalem est, qu'il est hors de question, pour la direction étasunienne, de tout autre processus de paix.

Si leurs conseillers croient qu'ils peuvent pousser les Palestiniens à accepter un autre accord [de paix] qui ne semble que légèrement meilleur que la déclaration de Jérusalem, ils n'ont pas compris que les Palestiniens n'ont pas besoin d'un autre accord, mais ont besoin de justice, liberté et égalité.

Nous résistons depuis cent ans et il n'y a aucune raison de penser que quelque chose nous obligera à trouver un accord pendant la présidence de Trump.

Nous n'avons même pas besoin d'un processus de paix. Dans le passé, ces négociations ont principalement aidé Israël à poursuivre sa politique de colonies illégales alors que le monde a utilisé l'argument de "pour ne pas entraver les négociations" pour masquer son incapacité à faire pression sur Israël.

Trump a même invalidé la raison d'être de l'Autorité nationale palestinienne (ANP), qui a été créée pour administrer les Palestiniens occupés pendant le processus de paix en vue d'un État palestinien. Apparemment, cela ne sert même plus les intérêts américains.

La seule option raisonnable laissée à l'ANP est de renoncer à son rôle politique, de cesser immédiatement de servir les intérêts d'Israël en réprimant son propre peuple et de devenir une agence qui fournit au peuple palestinien les services nécessaires.

Il peut y avoir d'autres acteurs qui tentent de combler le vide laissé par les Etats-Unis en renonçant à l'un de ses instruments clés de son hégémonie dans la région. Cependant, avant de nous demander qui peut diriger la nouvelle impulsion diplomatique, il est important de savoir quelles nouvelles voies doivent être suivies.

Devant le refus probable d'Israël a accepter qu'un autre acteur mène les négociations, la seule option possible est un effort concerté pour forcer Israël à accepter le droit international et les droits de l'homme à travers des instruments qui, en plus d'être tenus de rendre compte devant la justice, ceux qui violent la loi rendant l'occupation israélienne et l'apartheid insoutenables.

Sur le terrain, cela se traduit par un double engagement à organiser les protestations populaires et la désobéissance croissantes parmi les Palestiniens de toutes les terres sous contrôle israélien.

Nouvelles idées
Il est maintenant temps de travailler activement pour surmonter la fragmentation qu'Israël nous a imposée à travers des checkpoints, murs, siège et un statut juridique différent devant ses autorités. Il est temps de créer un nouveau leadership uni au lieu de l'ANP obsolète pour apporter de nouvelles idées à notre lutte.

Sur la scène internationale, nous devons compter tous ceux qui souhaitent faire appliquer le droit international, les droits de l'homme et la justice pour la Palestine. Aujourd'hui, il est plus urgent que jamais que le mouvement soutienne le Boycott, Désinvestissement et Sanctions contre les violations des droits de l'homme commises par Israël.

Les États devraient également maintenant supprimer les outils qui, dans le passé, ont réussi à éliminer «la réalité d'un État sans droits égaux», c'est-à-dire avec l'apartheid. Il est essentiel de mettre fin à la même situation habituele.

Une bonne manière de commencer est de s'assurer que d'ici la fin de l'année la base de données produite par le Conseil des Droits de l'Homme des Nations Unies sur les entreprises impliquées dans le projet d'implantation illégale d'Israël, y compris les colonies à Jérusalem, soit dûment publiée, et s'assurer que les sociétés figurant sur cette liste ne reçoivent pas de contrats, de subventions ou d'autres aides publiques.

Là, sont les processus alternatifs pour atteindre la justice, la liberté et l'égalité pour les Palestiniens que Trump a rendu presque inévitable hier. Une nouvelle idée qui peut non seulement sauver Jérusalem mais apporter la paix dans la région.

Jamal Juma' est né à Jérusalem et a fréquenté l'Université de Birzeit où il a commencé son activité politique. Depuis la première Intifada, il s'est concentré sur l'activisme dans le mouvement populaire. Depuis 2002, il est le coordinateur de la Campagne populaire palestinienne contre le Mur d'Apartheid (Mur de l'Apartheid campagne populaire palestinienne) et depuis 2012 est le coordinateur de la Coalition pour la défense de la terre (Coalition pour la défense des terres), une coalition de mouvement populaire palestinien.



Pour contrer la déclaration Russo/Syrienne sur la déroute de Daech, c'est naturellement que ce mardi 12/12/2017. France 2 diffuse (par hasard, bien entendu) une émission présenté par Laurent Delahousse sur la Syrie de Bachar El-Assadl et les atrocités de la guerre où il y dénonce les viols de l'armée syrienne.
Pourquoi cet escroc, affilié à la pensée dominante,  ne dénonce-t-il pas les viols commis par l'armée américaine en Irak et ailleurs, ou les horreurs et viols commis par l'armée israélienne, l'armée française en Afrique, l'Etat Islamique, Bocoharam [...] Non il dénonce Bachar El-Assad.
N'importe quel journaliste soucieux de la déontologie qui régit sa profession aurait fait une émission sur les horreurs de la guerre en général, de l'armée syrienne et les exemples cités.

Non ce minus, ce laquais de la pensée dominante, manipule le téléspectateur en lui insufflant sa vérité … 

lundi 11 décembre 2017

Salut les Terriens -Gilles-William Goldnadel-



Hier en début de soirée, dans l'émission "Salut les Terriens" de Thierry Ardison, diffusé par C8, une nouvelle fois un juif sioniste arrange l'histoire à sa "sauce". Me. Goldnadel avocaillon de profession, exerçant à Paris et en Israël, a défendu le principe de: Jérusalem capitale d'Israël et a été outré, par le mot COLON, lorsqu'un des intervenant lui a précisé la réalité historique de Jérusalem. Il lui a répondu que la réalité historique était l'Épuration Ethnique des juifs par les palestiniens. (1) 

Cet homme, (escroc convient aussi) ment si abondement que les mots sortent de sa bouche après des contorsions improbables de la langue. Fait référence à Clinton et Obama pour leur faire dire que Jérusalem était la Capitale d'Israël, (dont, je ne me souviens pas que leurs déclarations fussent exprimées en ces termes) pour minimiser l'importance du pronunciamiento de Donald Trum.

Il n'empêche que le discours de Trump, que l'avocaillon a assimilé à celles de Clinton et Obama, met de "l'huile sur le feu" dans un conflit qui a besoin d'êtres intelligents et non, des imbéciles illuminées travestissant l'histoire a des fins communautaristes.

Avant de continuer il me semble utile de préciser qu'avants 1896 le nombre de juifs résidant en Palestine est quasi nul.  Que l'immigration des juifs d'Europe a débuté et de manière irrégulière et peu suivie, à partir de 1897. Ce n'est qu'après la Deuxième guerre mondiale que l'immigration des Juifs en Palestine fut massive. Autant à cause de la Shoah, qu'a l'instrumentalisation de l'antisémitisme par les sionistes et aux attentats commis par eux contre leurs propres coreligionnaires y compris contre des Synagogues en Iran, Irak, Tunisie, Maroc […]  visant à apeurer ces populations pour qu'elles émigrent en Palestine grossir les rangs sionistes.

Il me semble important, aussi, de préciser qu'il existe en France une 5e colonne qui œuvre, au sein de la société y compris au sein du gouvernement (ce n'est pas anodin si, Laurent Fabius -Ministre des Affaires étagères du gouvernement Hollande- a armé L'Etat Islamique sous prétexte d'armer l’opposition Syrienne que l'occident et en particulier l'Angleterre a fomenté pour renverser Bachar el-Assad qui conteste la, politique israélienne, visant  à pérenniser l'Etat Illégal qu'est Israël. 5e. colonne qui surgit par vagues successives, lorsque les mensonges sont trop visibles et leur arguments éculés, et qu'une autre vague prend sa place. C'est ainsi que régulièrement vous voyez passer des personnalités sionistes vous abreuvant de leurs menteries, puis entrent dans l'hombre laissant la place à d'autres menteurs membres de cette 5e colonne. Inutile de les citer, tant ils sont visibles pour toute personne un peu au fait de ce qu'est le sionisme.  En ce sens la France n'est pas indépendante.     

Maintenant si vous le voulez bien approfondissons les manipulations de ce genre de personnages: Ce que cet escroc omet de dire, c'est que si Jérusalem est la Capitale s'Israël elle est également la Capitale de la Palestine, c'est en tous cas, en ce sens que les traités s'y rapportant ont été consignés.

Cet escroc s'offusque lorsque le mot colon est prononcé. Mais qu'est une population qui, protégée par une armée de poltrons, (combattre des civils sans armes, j'appelle cela des poltrons)  s'implante  dans un territoire qui n'est pas le sien?  Dans tous les dictionnaires du monde y compris en langue Hébreux, une population qui s'approprie d'un terrain qui n'est pas le sien s'appelle: COLONS, et je ne parle pas de la partie la plus longue du gros intestin, n'en déplaise à ce juriste d'opérette. 


  
Et j'aimerais dire à cet … " Le sionisme est la quintessence de la colonisation la plus abjecte, la plus déshonorante…" Puisqu'il le fait au nom de Dieu, et que le sionisme voudrait cautionner, par le crime Contre l'humanité que fut la Shoah.   




(1) La sémantique employée par les sionistes est une arme de destruction massive. En effet;  cet escroc, déclare que les arabes de Jérusalem on procédé à une épuration ethnique à l'encontre des juifs de la ville. 

  • Avants de continuer j'aimerais analyser ce qu'est une épuration ethnique. Si le nettoyage ethnique consiste à faire partir d'un territoire la communauté résidente, l'épuration ethnique consiste à massacrer, à assassiner la dite communauté.  
  • Ce qui bien évidemment n'a pas été le cas, bien au contraire.  
  • Pourtant L'Urbicide de Jérusalem on le doit aux sionistes. Mais comme à l'Habitude, la 5e colonne en France détourne les faits historiques.
  • Des historiens israéliens, comme par exemple, Ilan Pape, décrit dans son ouvrage le Nettoyage Ethnique de la  Palestine, y consigne une réalité basé sur les archives de la Haganah (embryon de la future armée israélienne) pour brosser les horreurs commises par les Juifs [massacres, assassinats sommaires, destruction des plus de 351 villages palestiniens, rayés de la carte purement et simplement,  (à la dynamite dans un  premier temps au bulldozer ensuite, c'est dire si ce fut une drôle de guerre)]. Seul un sous-homme peut nier ces faits. Et il n'est venu à l'idée de personne de qualifier ce nettoyage ethnique d'épuration, car en effet le mot épuration porte la lourde tache de massacrer la majorité des êtres vivants, ce qui n'a pas été le cas, même s'il faut l'avouer nombreux sont les colons fanatisés, y compris des rabbins, qui aujourd'hui encore préconisent de tuer les Arabes.

A part le fait que l'immigration juive arrivée d'Europe, n'a aucun droit à faire valoir en Palestine et si les rescapées des camps de la mort, compte tenu de leur historiographie voulaient trouver paix et sérénité en Palestine,  il fallait le faire avec le peuple qui vivait là et non à sa place … et encore moins de la sorte.

C'est-à-dire qu'avants 1948 la population juive était minoritaire en Palestine y compris à Jérusalem-est, et s'est vu face à elle une population autochtone qui résistait à sa politique ségrégationniste, cherchant à les exclure de la société civile et économique. Tel que Théodore Hertzl l'avait suggéré dans son pamphlet.

Le sionisme comme le pire des malfaiteurs trouve des justifications à ses actes criminels. 

C'est au Nettoyage Ethnique de la Palestine, que l'on doit des dizaines de milliers de morts, 700.000 palestiniens expulsés de leurs terres, de leurs maisons par la violence, réfugiés dans leur propre pays et dans les pays limitrophes, dont certains, comme au Liban, Jordanie, Syrie vivent de nos jours dans des camps de refugiés, sans pouvoir prendre la nationalité du pays et dont (contrairement à la 4e. Conventions de Genève et aux Droit de l'Homme) Israël refuse leur droit au Retour.
Pourtant, le sionisme exige le Droit au retour, pour tous les Juifs, sur la Terre Promise, 2.000 ans après (promise par Dieu, excusez du peu).  Droit au Retour qu'Israël refuse aux Palestiniens expulsés depuis 70 ans. Certains on emporté avec eux, la clé de leur maison! Il n'y plus de maison, plus de village …

On ne peut pas  comprendre ce conflit si l'on fait abstraction des manquements d'Israël: au Droit International ; à la 4e Convention de Genève ; aux Résolutions de l'ONU (dont Israël n'a jamais respecté une seule de ses résolution, sauf et encore partiellement, celle qui lui a accorde une partie de la Palestine historique).  Et c'est en cela qu'il est impossible d'admettre le soutient de occidental a ces criminels. Qui comme l'a écrit le Journal israélien "Haaretz" dans son éditorial: "Israël agit comme une organisation criminelle qui fonctionne selon ses propres lois"   


En 1967 et l'offensive israélienne a permis d'agrandir le territoire, que lui avait affecté l'ONU, jusqu'à Jérusalem. C'est-à-dire qu'à cette époque des juifs vivaient en territoire palestinien et des palestiniens sont devenus citoyens israéliens en 1948 par la déclaration de la Création d'Israël. Jérusalem fut partagé entre Juifs et Arabes. (Jérusalem-est, étant la partie Arabe)

L'armée israélienne se rendant maitre de Jérusalem a expulsé manu-militaire les Arabes de leurs superbes villas ou résidaient les Arabes, d'un des plus beaux cartiers de Jérusalem. Il est possible que les quelques juifs résidant à Jérusalem-est aient été  pousses vers la sortie. (2) Mais en aucun cas en les massacrant, tel que l'escroc le laisse entendre.

(2) (et j'en suis pas sur qu'ils aient été poussé vers la sortie, car des juifs vivent à Hébron, une ville palestinienne où 500 colons, soutenus par l'armée, qui déclare le couvre-feu aux 15.000 palestiniens de la ville, pour que les colons puissent s'y promener en toute tranquillité ou vider une maison de ses occupants et des meubles qui ne les intéressent pas).
Hébron, où les écoliers palestiniens sont molestés sur le chemin de l'école, où depuis des appartements "réquisitionnés" par les colons, des ordures et ... sont jetés sur la devanture de la boutique du commerçant arabe ...    

Et pourtant ces criminels sont soutenus par les USA, l'Europe et en particulier la France où y réside la plus grande communauté juive. Certainement par le remords engendré, surement.  Réfléchissons un peu, si vous le voulez bien, le sionisme clé de voute de la colonisation de la Palestine a été crée en 1897 au Congrès de Bâle, donc bien avant l'Holocauste par lequel ce genre d'individus voudraient légaliser le vol des terres.

Pour revenir au cas de Jérusalem, ce que cet escroc ne nous dit pas, c'est: que si avants 1896 quelques dizaines de juifs vivaient en Palestine, en aucun cas Jérusalem-Est n'était en majorité juive, comme cet escroc l'à affirmé. Après cette date et la création du sionisme par Théodore Herzl et le congrès de Bâle de 1897 où l'immigration juive fut encouragé,  a était quasi inexistante jusqu'à la Deuxième guerre mondiale et l'Holocauste et l'antisémitisme, que le sionisme a instrumentalisé pour que les Juifs aillent grossir les rangs sionistes en Palestine. Comme ils l'ont fait en Irak, au Maroc, en Tunisie, en Iran (où réside la plus ancienne communauté juive du monde) et la majorité d'entre eux a refusé de s'expatrier.

Suite à cet état de fait les sionistes, conjointement a des sionistes iraniens ont commis des attentats contre leurs propres coreligionnaires dans les synagogues, pour qu'ils aillent grossir leurs rangs en Palestine. Je dois dire que la Communauté juive d'Iran vit comme tout autre citoyen et pratiquent sans restriction leur foi, encore de nos jours.

Cela devrait vous faire comprendre qui sont les sionistes, et leur rapport à la vérité.
Pour un homme, honnête mentir c'est faire injure à la personne qui vous a fait confiance. Pour un sioniste mentir est un moyen de parvenir à ses fins, une fois l'objectif atteint il ne se sent plus concerné par la parole donnée. N'hésitent pas à manipuler, à mentir, à commettre des crimes usants de l'influence des plus riches d'entre eux pour favoriser les desseins d'un autre temps.

La conséquence est,  que tout concept qui y pourrait porter atteinte doit être annihilé. Par tous moyens y compris la guerre fusse-t-il un pays souverain ou encore par la déstabilisation de son dirigeant […]. C'est exactement ce que nous avons vécu en Irak, Afghanistan, Ukraine … et vivons en Libye, Syrie …  et les tentatives contre l'Iran, la Russie … Certains pensent autrement, c'est leur droit, mais de mon point de vue: Israël est un Etat illégal, étant donné que la résolution 181 voté par l'ONU du 26 novembre 1947 a été entaché du chantage des USA, poussé au crime par le lobby juif américain sur les pays du tiers monde pour qu'il votent la résolution. D'un point de vue juridique et moral tout avantage obtenu par un chantage est de facto caduc. Donc Israël est un Etat illégal. Et c'est pour cela qu'il faut étoffer dans l'œuf, toute idée contraire. 






vendredi 8 décembre 2017

RMC, Franz-Olivier Giesbert, le juif sioniste avec son chapelet de mensonges

Modifié: 16:30



Sur RMC chez JJ Bourdin, Franz-Olivier Giesbert (que je croyais être un homme honnête, est, comme la plupart des juif sionistes, un porte flingue mal-odorant) utilise des raccourcis pour altérer l'histoire. Cet homme fait un amalgame historique indigne d'un être qui se respecte.
Un journaliste, comme un historien devrait s'abstenir de corrompre les faits. L'histoire se sont des faits, rien que des faits. Ce ne sont pas comme le font ces psychopathes schizophrènes illuminés par le sionisme, des faits que l'on interprète..., je me demande même comment peut-il penser que l'on va croire ses menteries. 

Ces déclarations factices, font suite à la déclaration de Trum: "Jérusalem capitale d'Israël". 
Cet ersatz, Trump,  est un ignorant qui déshonore la fonction et qui croit que son argent peut lui permettre d'être autre chose qu'un âne, suivi par des ânes...   

L'auditrice illuminée, entendu un peu plus tard, justifie l'holocauste et les crimes contre les juifs, puisqu'elle voudrait faire la même chose aux palestiniens. Comment un être intelligent peut-il travestir l'histoire à ce point? Cette ... fait non seulement abstraction du droit des palestiniens et du Droit International mais aussi de l'histoire réelle. C'est une illuminée comme peuvent l'être les adeptes d'une secte... 

FOG, fait semblant d'ignorer ou ignore que les juifs originaires d'Europe n'ont aucun droit à faire valoir en Palestine, surtout deux-mille ans plus tard. 
Cependant, compte tenu de l'Holocauste et  l'historiographie, justement a laquelle ce sous homme fait référence on pourrait en effet leur faire une place. Et si les Juifs voulaient trouver paix et sérénité en Palestine, il fallait le faire avec le peuple qui a depuis toujours vécu là et non a sa place, et cela indépendamment de toute religion, n'en déplaise à ces manipulateurs de l'histoire. Et n'oublions pas que les palestiniens ont accueilli les premiers sionistes comme des frères, justement à cause de cette historiographie. [Lire l'ouvrage d’Élias Schacour: "J'ai foi en nous"]  Mais très rapidement il ont vue en eux, leur futurs bourreaux. [Lire l'ouvrage de l'historien israélien Ilan Pape: "Le Nettoyage Ethnique de la Palestine"]. Car en effet l'idéologie sioniste est basé sur les massacres, vol de terres et sur l'exclusion du peuple autochtone. Je n'invente rien, c'est écrit noir sur blanc dans le manifeste (pamphlet va aussi) "Der Judenstaat"   écrit par l'inventeur du sionisme Théodore Herzl, dignitaire de l'empire Austro/hongrois. Mais sans doute que les Gilbert et tous ces ... l'ignorent.

Ce mythomane fait comme la plupart des juifs pro-sionistes, ils ne regardent les événements qu'en fonction du bénéfices qu'ils peuvent en tirer, leur rapport à la vérité, qu'elle soit banale ou historique, n'est qu'un calcul visant a tirer le meilleur parti d'une situation. Un truand n'agit pas autrement, il se trouve même des arguments justifiant ses crimes. 

Qu'il abonde dans le sens de l'imbécile américain, concernant Jérusalem, s'est son droit, qu'il admette aussi qu'il est le même va-t-en-guerre, le même imbécile…
A un moment donné, il a été avancé que: "comme Trump n'a pas pu contraindre la Corée du Nord à ses desiderata, il se serait replié sur Jérusalem pour des raisons de politique intérieure." Et c'est exactement ce que je pense... Cet homme doit sans cesse mesurer la quantité d'imbéciles qui le suivent.    

La réalité juive en Palestine est-là
 

Un fait qui contredit ce type de menteurs schizophrènes. 
Les tribus Hébreux arrivant dans ce territoire, qui ne s'appelait pas encore Palestine, des hommes vivaient là, ils n'étaient pas de passage, ni en vacances, ils vivaient là comme leurs aïeuls
Mais allez faire comprendre cela à un illuminé d'une idéologie rudérale utilisant un crime contre l'humanité pour justifier les siens. 

En conséquence, que les Juifs aient quitté ce territoire à cause des Romains ou quelque fut la raison, il n'ont pas à voler l'existence -deux-mille ans après- des âmes  qui n'ont jamais quitté cette terre.

Cette terre ne leur à jamais été donnée par Dieu. La terre Promise est un Mythe inventé par Moïse, comme le buisson Ardent et les Tables de la loi, que les juifs ont toujours ignoré la plupart du temps. Et une nouvelle fois ils nous en apportent la preuve. 

C'est la réflexion de ce genre de psychopathe qui nous amène à la guerre…

Par la suite des intervenants (une folle) ont employés des raccourcis  accusant le Hamas. Mais le Hamas (organisation politico/religieuse -comme l'est d'ailleurs le sionisme-) fut crée pour résister, justement, a la politique criminelle d'Israël, comme d'ailleurs les autres factions palestiniennes résistantes.

Un fait que ces menteurs schizophrènes taisent: "Ils veulent Jérusalem comme capitale", cela est déjà un fait. Ce qu'ils veulent c'est Jérusalem comme Capitale Unique d'Israël. Et non comme Capitale des deux États, tel qu'il est écrit dans la résolution de l'ONU

Je dois avouer, que cette émission qui à fait appel a un spécialiste, pour expliquer la vision historique et le Droit International pour contester la vision fanatique de l'événement, est une excellente chose. 

Et j'espère que désormais lors des débats, dans les média, ce principe sera renouvelé...

Finalement tout ce fanatisme juif entendu ça et là, ressemble fort au fanatisme nazi et sa fameuse race Arienne, qui sous arguments apocryphes prétendent commettre des crimes légalement...    
        


mercredi 6 décembre 2017

Un être stupide s'est réveillé...

Pensez-vous réellement que s'est un sourire 
d'un homme intelligent? 

Israël trouve toujours des abrutis pour faire le "travail" à sa place.
Israël dans le crime que représente l'annexion pure et simple de Jérusalem, se trouve face à une population qui résiste et qui n'est pas d'accord. Un État face à une population résolue à défendre ses droits, ne peut rien à moins de commettre un GENOCIDE.

Il se trouve toujours, malheureusement, des êtres irréfléchis [qui pensent, comme l'a fait Hitler, détenir la solution] pour cautionner un génocide. Je ne suis pas sur que Trump réalise la criminalité de ses propos. Comment un homme intelligent peut se réaliser en favorisant des crimes? Un être stupide, irréfléchi à l'arrogance infinie.

Cet homme nous à révélée, pendant la campagne électorale Américaine, sa vulgarité, son arrogance, sa malhonnêteté et jamais ce pays n'aurait élu un homme aussi banal,  si le lobby juif américain n'avait vu en lui un futur soutien. 


dimanche 3 décembre 2017

"Israël a transformé la Palestine en la plus grande prison du monde"



Moyen-Orient Eye

Suite de la guerre des Six Jours de 1967 entre Israël et les armées arabes il y a eu l'occupation de la Cisjordanie et de la bande de Gaza.


Pour être tout à fait exact, il faut reconnaître que l'occupation de la Palestine à débutée bien avants, puisque le sionisme a jeté son dévolu sur elle depuis 1897. Ne cherchons pas à biaiser l'histoire pour douloureuse qu'elle soit.  

Israël a vendu l'histoire que cette guerre comme étant fortuite, mais de nouveaux documents historiques et actes d'archives montrent qu'Israël s'était bien préparé pour cette guerre.

En 1963, des cadres de l'administration militaire, juridique et civile se sont inscrits à un cours à l'Université hébraïque de Jérusalem pour établir un plan exhaustifs sur la façon de comment prendre en charge les territoires qu'Israël allait occuper quatre ans plus tard et la gestion d'un million et demi de Palestiniens qui y vivaient. Motivé par l'échec de la façon dont Israël s'était chargé des Palestiniens à Gaza durant sa courte occupation lors la crise de Suez en 1956.

En mai 1967, quelques semaines avant la guerre, les dirigeants militaires israéliens ont reçu des instructions juridiques et militaires sur la manière de contrôler les villes et villages palestiniens. Israël allait transformer la Cisjordanie et la bande de Gaza en méga-prisons sous le régime de surveillance militaire.

Les colonies, les check-points et les punitions collectives faisaient partie de ce plan, comme en témoigne l'historien israélien Ilan Pappe dans [son dernier ouvrage] The Biggest Prison on Earth: A History of the Occupied Territories: [la plus grande prison du monde: l'histoire des territoires occupés], un compte rendu détaillé de l'occupation israélienne.

Ce livre, publié à l'occasion du cinquantenaire de la guerre de 1967, a été sélectionné pour les Prix du livre palestinien de 2017 organisés par Middle East Monitor et sera annoncé à Londres le 24 novembre. Pappe a parlé avec Middle East Eye du livre et de ce qu'il révèle.

-Middle East Eye: Dans quel sens ce livre est basé sur son livre précédent, Le nettoyage ethnique de la Palestine  (1) sur la guerre de 1948?

- Ilan Pappe: Il est certainement une continuation de mon livre précédent, Le nettoyage ethnique de la Palestine, décrivant les événements de 1948. Je considère que l'ensemble du projet sioniste est une structure et non simplement un événement. 

Une structure expansionniste coloniale au moyen de laquelle un mouvement de colons prend possession d'une nation. 

Jusqu'à ce que la colonisation soit achevée et que la population d'origine résiste à travers d'un mouvement de libération nationale, chacune des périodes que j'étudie n'est qu'une phase au sein de la même structure.

Bien que The Biggest Prison soit un livre d'histoire, nous continuons dans le même chapitre historique. Et il n'est pas fini. Donc, il devrait probablement y avoir, un troisième livre pour analyser les événements du XXIème siècle et la façon dont elle est mise en œuvre de la même idéologie de nettoyage ethnique et de spoliation, et comment les Palestiniens y résister.

-MEE: Vous dites qu'en juin 1967 un nettoyage ethnique a eu lieu. Qu'est-il arrivé aux Palestiniens de Cisjordanie et de Gaza à cette époque? En quoi était-il différent du nettoyage ethnique de la guerre de 1948?

-IP : En 1948, il y avait un plan très clair pour essayer d'expulser la plus grande quantité autant possible de Palestiniens de la plus grande quantité possible de Palestine. 
Le projet de colonialisme a cru qu'il avait le pouvoir de créer un espace juif en Palestine dans lequel il n'y aurait, dans l'absolu, aucun Palestinien.

Au moment de vérité, cela n'a pas bien fonctionné, bien que comme tout le monde sait que c'était plutôt réussi. 

Quelque 80% des Palestiniens vivant dans ce qui allait devenir l'État d'Israël sont devenus des réfugiés.

Comme je le montre dans le livre, il y avait des politiciens israéliens qui pensaient que nous pourrions faire en 1967 ce que nous avons fait en 1948. Mais la grande majorité d'entre eux comprenait une guerre très courte, qui dura six jours et existait déjà la télévision et beaucoup de personnes qu'ils voulaient expulser étaient déjà des réfugiés de 1948.

Par conséquent, je pense que la stratégie n'était pas un nettoyage ethnique tel qu'il a été mis en place en 1948. C'était ce que j'appellerais un nettoyage ethnique progressif. Dans certains cas, ils ont expulsé beaucoup de gens de certaines régions telles que Jéricho, la vieille ville de Jérusalem et la périphérie de Qalqilya. Mais dans la plupart des cas, ils ont décidé qu'un régime militaire et un siège pour emprisonner les Palestiniens dans leurs propres régions seraient aussi bénéfiques que de les chasser.

De 1967 à aujourd'hui, il y a un nettoyage ethnique très lent qui s'étend probablement sur une période de 50 ans et qui est si lent que, parfois, il ne touche qu'une personne par jour. Mais si vous regardez toute la période, de 1967 à aujourd'hui, nous parlons de centaines de milliers de Palestiniens qui ne sont pas autorisés à retourner en Cisjordanie ou dans la bande de Gaza.

-MEE: Vous faites la différence entre deux modèles militaires qu'Israël utilise, le modèle de prison ouverte en Cisjordanie et le modèle de prison à sécurité maximale dans la bande de Gaza. Comment définissez-vous ces deux modèles? S'agit-il de termes militaires?

-IP : J'utilise ces termes comme des métaphores pour expliquer les deux modèles qu'Israël offre aux Palestiniens dans les territoires occupés. J'insiste pour utiliser ces termes parce que je crois que la solution des deux États est en fait le modèle de la prison ouverte.

Les Israéliens contrôlent les territoires occupés directement ou indirectement et essayent de ne pas pénétrer dans les villes et villages palestiniens densément peuplés. Ils ont divisé la bande de Gaza en 2005 et divisent encore la Cisjordanie. Il y a une Cisjordanie juive et une Cisjordanie palestinienne qui n'est plus une zone territoriale continue.
[Non seulement le territoire n'est plus une zone continue, mais encore les principaux axes de communication sont réservés aux juifs, ceux des palestiniens sont parsemés de check-points rendant les déplacements extrêmement longs et pénibles, au gré du planton, qui peut les obliger à attendre des jours. Des palestiniens sont morts faute de soins dans les check-points ; des femmes enceinte y ont accouchée, suite à une trop longue attente (…)]  
A Gaza, les Israéliens sont les matons d'une prison ghetto où les Palestiniens y sont hermétiquement enfermés et isolés du monde extérieur, mais ils n'interviennent pas dans ce qu'ils font à l'intérieur. 
La Cisjordanie est comme une prison à ciel ouvert. A l'intérieur du régime n'est pas dur,
[Pardon, mais les israéliens démolissent l'habitat autochtone, ou les emprisonnent … pour oui pour un non.],  mais c'est toujours une prison. 
Même le président palestinien Mahmoud Abbas a besoin que les Israéliens lui ouvrent la porte s'il passe de la zone B à la zone C (2). Et à mon avis, c'est très symbolique que le président ne puisse pas bouger sans que le geôlier israélien n'ouvre la porte de la cage.

Bien sûr, il y a toujours une réponse palestinienne à cela. Les Palestiniens ne sont pas passifs et ne l'acceptent pas. Nous avons vu la première et la deuxième Intifada, et peut-être verrons-nous une troisième Intifada. Dans leur mentalité de gestionnaires de prison, les Israéliens disent aux Palestiniens que s'ils résistent, ils enlèveront tous leurs privilèges, comme ils le font en prison. Ils ne pourront pas travailler à l'extérieur. Ils ne pourront pas se déplacer librement et seront punis collectivement. C'est le côté punitif, la punition collective comme représailles.

-MEE: La communauté internationale condamne timidement la construction ou l'expansion des colonies israéliennes dans les territoires [palestiniens occupés]. Ils ne considèrent pas cela comme une partie fondamentale de la structure coloniale israélienne que vous décrivez dans votre livre. Comment les colonies israéliennes ont-elles commencé, leur base était-elle rationnelle ou religieuse?

-IP : Après 1967, il y avait deux cartes de colonies ou de colonialisme. Il y avait une carte stratégique qui a été conçue par la gauche en Israël. Le père de cette carte était feu Yigal Allon, le stratège en chef, qui a travaillé avec Moshe Dayan en 1967 sur un plan de contrôle de la Cisjordanie et de la bande de Gaza. Son principe était stratégique et pas tellement idéologique, bien qu'ils croyaient que la Cisjordanie appartenait à Israël.

Ils étaient plus intéressés à s'assurer que les Juifs ne s'installent pas dans les zones arabes densément peuplées. Ils ont affirmé que là où les Palestiniens ne vivaient pas concentrés, nous pourrions nous installer. Ils ont donc commencé avec la vallée du Jourdain parce qu'il y avait de petites villes, mais elle n'est pas densément peuplée comme les autres parties.
[Vallée qu'ils ont décrétée zone militaire inconstructible, démolissant les structures bédouines des bergers. Refusant tout permis de construire aux palestiniens.  Pourtant des colonies juives s'y sont implantées. Il faut le dire.]
Le problème pour eux était qu'en même temps qu'ils élaboraient leur carte stratégique, un nouveau mouvement religieux messianique émergea, Gush Emunim, un mouvement religieux national de Juifs qui ne voulait pas s'installer selon la carte stratégique. Ils voulaient s'installer selon la carte biblique. Ils ont eu l'idée que la Bible est un livre qui vous dit exactement où sont les anciennes villes juives. Et il arrive que cette carte signifie que les Juifs doivent s'installer au milieu de Naplouse, Hébron et Bethléem, au milieu des zones palestiniennes.
[On rêve,  deux mille ans après des juifs originaires d'Europe, en se basant sur un livre de comptes, décrète que cette terre lui appartient! C'est vrai qu'elle leur a été donnée par Dieu, excusez du peu…] 
Au début, le gouvernement israélien a essayé de contrôler ce mouvement biblique afin qu'ils s'installent de façon plus stratégique. Mais plusieurs journalistes israéliens ont montré que Shimon Peres, le ministre de la Défense au début des années 1970, a décidé d'autoriser les colonies bibliques. Les Palestiniens de Cisjordanie ont été exposés à deux cartes de la colonisation, la stratégique et la biblique.

La communauté internationale comprend que selon le droit international, il n'est pas important que les colonies soient stratégiques ou bibliques, elles sont toutes illégales.

Mais le malheur est que, depuis 1967, la communauté internationale a accepté la formule israélienne selon laquelle «les colonies sont illégales, mais elles sont provisoires; Une fois qu'il y aura la paix, nous veillerons à ce que tout soit légal. Mais tant qu'il n'y a pas de paix, nous avons besoin des colonies parce que nous sommes toujours en guerre avec les Palestiniens. " [Sans commentaires]

-MEE: Vous affirmez que le mot «occupation» n'est pas adéquat pour décrire la réalité en Israël, en Cisjordanie et dans la bande de Gaza. Et dans votre dialogue avec Noam Chomsky, On Palestine [Sur la Palestine], vous critiquez le terme «processus de paix». C'est controversé. Pourquoi ces termes ne sont pas adéquats?

-IP : Je pense que langage est très importante. La façon d'établir une situation peut affecter les possibilités de la changer.

Nous avons soulevé la situation en Cisjordanie, dans la bande de Gaza et en Israël avec un dictionnaire et des mots faux. 
  • L'occupation signifie toujours une situation provisoire.
  • La solution pour l'occupation est la fin de l'occupation, l'armée d'invasion retourne dans son pays, mais ce n'est pas la solution non plus en Cisjordanie, en Israël ou dans la bande de Gaza. 
  • Je suggère qu'il s'agit de colonisation, même si elle semble anachronique au XXIe siècle. Je pense que nous devrions comprendre qu'Israël colonise la Palestine. Il a commencé à le coloniser à la fin du 19ème siècle et continue à le coloniser aujourd'hui.

Il y a un régime colonial qui contrôle toute la Palestine de différentes manières. Dans la bande de Gaza, il le contrôle de l'extérieur. En Cisjordanie, il contrôle différemment dans les zones A, B et C. Il a différentes politiques concernant les Palestiniens dans les camps de réfugiés, où il ne permet pas aux réfugiés de revenir. C'est une autre façon de maintenir la colonisation, de ne pas permettre aux personnes expulsées de revenir. Tout cela fait partie de la même idéologie.

Donc, je pense que lorsque les termes processus de paix et occupation sont réunis, ils créent la fausse impression que tout ce qui est nécessaire est que l'armée israélienne quitte la Cisjordanie et la bande de Gaza, et qu'elle ait la paix entre Israël et l'avenir Palestine.

Actuellement, l'armée israélienne n'est pas dans la bande de Gaza ni dans la zone A. C'est juste dans la zone B, où elle ne devrait pas l'être. Mais il n'y a pas de paix. Il y a une situation bien pire que celle d'avant les Accords d'Oslo en 1993.

Le soi-disant processus de paix a permis à Israël d'effectuer plus de colonisation, mais cette fois avec le soutien international. Par conséquent, je suggère de parler de la décolonisation et non de la paix. Je suggère de parler de changer le régime juridique qui régit la vie des Israéliens et des Palestiniens.

Je pense que nous devrions parler d'un état d'apartheid. Nous devrions parler de nettoyage ethnique. Nous devrions trouver un moyen de remplacer l'apartheid et nous avons un bon exemple en Afrique du Sud. La seule chose qui peut remplacer l'apartheid est un système démocratique, une personne un vote ou, au moins, un État binational. 

Je pense que c'est le genre de mots qui devraient être utilisés parce que si nous continuons à utiliser les mêmes vieux mots, nous continuons à perdre du temps et de l'énergie, et nous ne changerons pas la réalité sur le terrain.

-MEE: Que réserve l'avenir du régime militaire israélien aux Palestiniens? Allons-nous voir un mouvement de désobéissance civile comme en juillet dernier à Jérusalem?

-IP : Je pense que nous verrons la désobéissance civile non seulement à Jérusalem mais dans toute la Palestine, y compris les Palestiniens qui vivent en Israël. La société civile elle-même n'acceptera pas ce genre de réalité pour toujours. Je ne sais pas quels moyens elle utilisera. Nous pouvons voir ce qui se passe quand vous n'avez pas de stratégie claire d'en haut: les individus décident de faire leur propre guerre de libération.

Le cas de Jérusalem était, en effet, impressionnant, personne ne croyait qu'une résistance populaire pouvait forcer les Israéliens à retirer les mesures de sécurité qu'ils avaient imposées à Haram al-Sharif [Mont du Temple (3)]. Je crois que cela peut être le modèle, une résistance populaire pour l'avenir qui n'est pas partout mais dans des parties différentes.
La résistance populaire continue tout le temps en Palestine. Les médias ne le rapportent pas. [Cela tient presque exclusivement au lobby juif pro israéliens qui use de son argent et de son influence pour saper le média ou la carrière du journaliste, qui sait qu'il peut compromettre sa carrière en ayant le courage de rapporter la réalité (vérité) du conflit israélo/palestinien.]  Mais les gens manifestent chaque jour contre l'apartheid, les gens manifestent contre l'expropriation de la terre, ils font la grève de la faim parce qu'ils ont des prisonniers politiques. La résistance palestinienne continue d'en bas. La résistance palestinienne d'en haut est suspendue.

Notes du traducteur:
(1) Edition castillan: L au nettoyage ethnique de la Palestine , Barcelone, porte - parole, 2008, traduction castillane de Luis Noriega.
(2) Selon les accords d'Oslo en Cisjordanie, il était divisé en trois zones:
- Zone A, sous contrôle civil et militaire palestinien. Il comprend 3% de la Cisjordanie et abrite 20% de sa population. Il comprend de grandes villes telles que Jénine, Tulkarem, Naplouse, Ramallah ou Bethléem. Depuis 2005, la bande de Gaza est devenue la zone A.
- Zone B, sous contrôle mixte: contrôle civil palestinien et contrôle militaire israélien. Il comprend les villes et les environs de la zone A, qui représente 27% de la Cisjordanie et 70% de sa population.
- Zone C, sous contrôle civil et militaire israélien et constitue le reste de la Cisjordanie, soit 70% de son territoire. Il est formé par la plupart des terres fertiles de la région. Cette zone comprend toutes les routes qui mènent aux colonies israéliennes, les zones tampons (près des colonies, du mur et des zones stratégiques) et presque toute la vallée du Jourdain, Jérusalem-Est et le désert.
(3) Voir, par exemple, h

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